Success Story 3: Abus des forces de police

police-camerounDans le cadre des missions qui lui sont assignées, le Centre d’Assistance Juridique et d’Action Citoyenne de Transparency International Cameroon a été saisi par M. Atango, chauffeur de taxi dans la ville de Yaoundé. L’objet de sa plainte portait sur la rétention abusive du dossier de son véhicule par un agent de police nationale.

En effet, Jeudi 31 janvier 2013, en début de soirée. M. Atango est interpellé par deux agents de police qui travaillaient de nuit. Celui-ci qui s’apprêtait à déposer deux clients arrivés à destination, s’arrête, pour obéir aux agents des forces de l’ordre. Les policiers en service se présentèrent, et demandèrent au chauffeur de taxi de faire de même, et de présenter les dossiers de son véhicule, pour un contrôle de routine. Après vérification du dossier de véhicule, les deux policiers demandèrent au chauffeur de taxi de descendre du véhicule, ils l’amenèrent dans un poste de police non loin du lieu de contrôle. Au poste, à l’abri des regards, ils exigèrent du chauffeur un pigeon, ce qui signifie, dans leur jargon, la somme de 1000 FCFA, (1.5euros), avant le retrait du dossier de son véhicule.

Sachant que tous ses papiers étaient en règle, et qu’il n’avait commis aucune violation du code de la route, M. Atango, refusa de s’exécuter. Les des pièces de son véhicule ont été de ce fait retenus par les agents de police.

Ayant reçu un autocollant du CAJAC pour son véhicule lors d’une campagne de sensibilisation de Transparency Cameroon, M. Atango a décidé d’appeler le numéro qui y figurait et de se plaindre. Il est reçu au le lendemain Centre où sa plainte est enregistrée. Le CAJAC dans un premier temps a saisi l’inspection chargé du contrôle des services de la police. L’inspecteur a été informé de la situation, et les noms et grades des deux agents de police lui ont été communiqués. Etonné par un tel abus de pouvoir, l’inspecteur a aussitôt saisi le supérieur hiérarchique des deux agents concernés. Il a instruit la remise immédiate du dossier du véhicule litigieux, et la sanction des agents de police concernés. Ce qui a été fait.

M. Atango, très heureux est revenu témoigner sa gratitude au CAJAC. Au-delà, de la modicité de la somme qui lui était réclamée, ce citoyen a souhaité que justice lui soit rendue, et contribué ainsi à la mobilisation citoyenne contre la corruption et les abus de pouvoir par les agents publics.

Mis à jour le vendredi 16 octobre 2015 13:22

Corruption au Cameroun

voleur

Victime ou témoin de corruption au Cameroun ? Contactez le CAJAC.

Visiteurs

2883939
Today
Yesterday
This Week
All
1358
1081
12403
2883939
Your IP: 54.81.44.47
Server Time: 2017-05-29 22:57:00
JSN Epic template designed by Serge NanFor 9Web