Publication de l'Indice de Perception de la Corruption 2012

Yaoundé, 5 décembre 2012- Transparency International a publié ce jour son Indice de perception de la corruption (IPC) pour l’année 2012. Il s’agit d’un indice composite, une combinaison de sondages et d’évaluations portant sur la corruption réalisés par un certain nombre d’institutions réputées.

 

Principale innovation

Pour la première fois depuis la parution de cet index en 1995, TI a décidé d’actualiser sa méthodologie.            Globalement, et pour refléter le changement de la méthodologie utilisée, l’indice 2012 est présenté sur une échelle de 0 (pays fortement corrompu), à 100 (pays très peu corrompu).

                                                 Des résultats constants

Une fois encore, deux tiers des 176 pays classés ont obtenu un score inférieur à 50, selon la perception que des personnes issues des milieux d’affaires et des experts nationaux ont de la corruption dans le secteur public.

L’Indice de perception de la corruption 2012 de Transparency International démontre que la corruption continue à faire des ravages dans les sociétés partout dans le monde et que les institutions publiques doivent être plus transparentes et les haut fonctionnaires plus redevables.

Le Danemark, la Finlande et la Nouvelle-Zélande arrivent conjointement en tête avec une note de 90. Cinq pays africains obtiennent un score au-dessus de la moyenne (Botswana, Cap Vert, Ile Maurice, Rwanda, Seychelles).

Au dernier rang du classement 2012, avec une note de 8, l’on retrouve l’Afghanistan, la Corée du Nord, et la Somalie.

                                          Le Cameroun perd dix places

Avec une note de 26, le Cameroun est classé 144ème pays dans le monde, 34ème sur les 48 pays africains classés.

De l’analyse des données collectées depuis une année, il ressort que le Cameroun perd 10 places, non pas à cause du changement de méthodologie, mais essentiellement du fait de la perception des progrès des autres pays dans le renforcement de l’Etat de droit et le développement des capacités de leurs institutions démocratiques.

Au-delà des changements institutionnels entrepris depuis de nombreuses années, conjugués aux condamnations des gestionnaires de la fortune publique, le classement semble suggérer au Cameroun de se doter enfin des mécanismes  juridiques, politiques et d’intégrité publique pouvant efficacement empêcher les titulaires de charge publique d’abuser de leur position pour leur profit personnel (déclaration de patrimoine, loi anti-corruption, protection des lanceurs d’alerte, militants anticorruption, enquêteurs et journalistes).

 

Mis à jour le lundi 2 juin 2014 12:44

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