Sénatoriales, une première au Cameroun

img_1200Le Cameroun a accueilli ses premières élections sénatoriales le 14 avril dernier, conformément au décret présidentiel du 20 mars 2013, portant convocation du collège électoral. Cette convocation relative aux élections sénatoriales a surpris à la fois classes politique et sociale qui ne détenait jusqu'à la convocation aucun calendrier malgré l’annonce présidentielle de fin d’année 2012. Immédiatement, des doigts accusateurs se sont élevés quant à la légitimité de ces élections. Certains soutenaient que l’élection a été convoquée frauduleusement en absence d’une composante essentielle, les conseillers régionaux, qui n’ont pas encore été élus et que le mandat de l’autre composante, les conseillers municipaux, ci-devant collège électoral a été prorogé par un décret.

C’est le 27 février qu’a effectivement débuté le processus. En tant que membre de la société civile camerounaise et dans le cadre de son engagement pour l’amélioration du processus électoral, TI-C à signé en octobre 2012 un contrat de subvention avec la Délégation de l’Union Européenne pour la mise en œuvre du PAPE. Le Projet d’Appui aux Processus Electoraux, donne mandat à TI-C de s’investir dans trois activités essentielles: la sensibilisation des parties prenantes sur le bien-fondé d’une participation massive, le retrait effectif des cartes d’électeurs et le comptage parallèle des votes (PVT).

Fort de tout ceci et compte tenu des échéances législatives et municipales à venir, TI-C a organisé à travers l’ensemble du territoire national, des campagnes de sensibilisation en vue d’inscriptions massives sur les listes électorales. Cette mission a été menée à bien dans le strict respect des lois camerounaises et selon les standards internationaux. 70 observateurs, dont 08 coordonnateurs régionaux et 48 chefs d’équipes départementaux issus pour la plupart de la société civile camerounaise se sont déployés en monômes et binômes en fonction des zones et des enjeux. L’objectif global étant de : faire un contrôle de conformité par rapport au code électoral camerounais qui sera ainsi à sa première expérience de mise en œuvre. Toute chose qui permettra d’évaluer le niveau de légitimité des 70 sénateurs élus.

Cette élection première du genre au Cameroun, ne concernait que quatre partis politiques régulièrement rentrés en lice : Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), parti au pouvoir -Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP) -Social Democratic Front (SDF) - Union Démocratique du Cameroun (UDC)

ELECAM, organe chargé de la gestion du processus du scrutin des sénateurs a pris très tôt la mesure des choses.  Dès la convocation du collège électoral, la Direction Générale des Elections a mis à jour la liste de 182 bureaux de vote, ainsi que la répartition des électeurs au sein desdits bureaux. Le scrutin s’est déroulé sans incident sur toute l’étendue du territoire national. Le collège électoral était évalué à 9883 personnes, la Mission d’observation électorale (MOE) a noté une participation évaluée à 98%. En attendant la publication des résultats par la cour suprême siégeant comme conseil constitutionnel, dans les prochains jours, la MOE de TI-C, s’enrichit d’une nouvelle expérience, sa réputation ne sera que grandissante.

 

 

Mis à jour le lundi 2 juin 2014 12:43

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