Atelier d'information et de renforcement des capacités des acteurs de la lutte contre la corruption sur la transparence et l'intégrité dans le processus REDD+ au Cameroun

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Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « REDD+ Governance and Finance Integrity for Africa », Transparency International-Cameroon (TI-C) a organisé un atelier d’informations et de renforcement des capacités des acteurs de la lutte contre la corruption sur la transparence et l’intégrité dans le processus REDD+ au cameroun, tenu le 23 septembre 2016 sis au siège de TI-C.

L’atelier avait pour principal objectif de promouvoir et améliorer la transparence et l’intégrité dans la mise en œuvre du processus REDD+ au Cameroun a reuni près d’une dizaine d’institutions de lutte contre la corruption a pris part aux travaux.

Les travaux qui ont tenu sur une journée ont été marqués par trois temps forts:

1)  l’ouverture de l’atelier;

2) les présentations et débats ;

3) les recommandations.

Les travaux ont débuté par le mot d’ouverture du Directeur Exécutif, M. Roger Ngoh Yom, le chef du projet REDD+  M. Nyassi Lucain a pris la parole pour situer le contexte, dérouler le programme et présenter les objectifs de l’atelier, qui sont les suivants: mutualiser les efforts des acteurs de la lutte contre a corruption pour une implication efficiente de ces derniers dans le processus en cours. Pour le coordonnateur du projet, il est donc nécessaire d’identifier au cours de cet atelier l’approche devant conduire à une synergie de l’action des dites institutions dans la promotion de la bonne gouvernance dans le processus REDD+.

Après de nombreuses prises de parole, l’équipe du projet a présenté le projet REDD+IN, les enjeux de gouvernance dans le processus REDD+ au Cameroun et le projet de création d’une « Task force Anti-corruption REDD+ ». Concernant les enjeux de la bonne gouvernance,  certains principes clés de la bonne gouvernance à l’instar de l’équité, l’intégrité, le respect des droits, la participation/inclusion, la transparence et la reddition des comptes, la performance/efficacité, etc ont été évoqués. Ces principes ont une importance certaine dans le processus REDD+, ceci dans la mesure où ils permettront entre autres de développer les stratégies/projets, les mettre en œuvre et en faire le suivi , gérer les fonds REDD+ et veiller à la prise en compte et respect des sauvegardes. Pour ce qui est du projet de création d’une « Task force Anti-corruption REDD+ », le chef de projet REDD+ a indiqué qu’il s’agit d’une idée de projet dont la finalité est de faire avancer le processus sur les questions de gouvernance en proposant des solutions concrètes. Solutions qui seront le fruit du travail issu de la mutualisation des efforts de TI-C et de l’ensemble des institutions.

La séance de discussion qui s’est ouverte a permis aux acteurs de la lutte contre la corruption de réagir aux différentes présentations. Les questionnements tournaient autour des conséquences de la lourdeur des procédures sur l’efficacité du cadre institutionnel, la structuration du ST REDD+, la difficile collaboration entre les ministères sectoriels, les pistes envisagées pour résoudre la difficile collaboration entre ces deux ministères, les moyens entrepris par TI pour résoudre les problèmes de communication dans le processus REDD+.

Il était par la suite question d’échanger sur comment améliorer la transparence dans le mécanisme REDD+. Sur cette question on peut retenir que les différentes parties prenantes doivent collaborer pour réduire l’impact de la corruption dans le processus REDD+. Par ailleurs, il ressort que l’amélioration de la transparence dans le processus dépend fortement du cadre institutionnel mis en place, d’où la nécessité de rendre plus efficace l’actuel cadre institutionnel prévu dans le R-PP. Il a par exemple été proposé une franche collaboration au niveau de la planification et de la gestion entre les deux ministères ( MINEPDED et MINFOF)

Au terme des travaux, il a été recommandé que le pilier de gouvernance soit envisagé de manière plus large sans être limité à la seule question de corruption. Par ailleurs, il a été proposé que la Task force ait un regard sur tout le processus REDD+. En outre, il ressort que le groupe de travail doit être participatif avec un mandat déterminé par toutes les parties prenantes. TI-C a été invitée par toutes les différentes parties prenantes à adresser des courriers officiels à leurs hiérarchies respectives. Et par la suite, à partager avec les autres parties prenantes le draft zéro des TDRs, afin que ces dernières puissent contribuer à l’élaboration de la partie technique.

 

Mis à jour le mardi 25 octobre 2016 12:55

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