• Indice de perception de la corruption 2017
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  • Indice de Perception de la Corruption 2017: ZONE AFRIQUE
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atelier

Transparency International Cameroon a organisé un  atelier parlementaire d‘échanges et de reflexion sur la gouvernance dans le secteur de l‘éducation de base  le 22 novembre 2012, au siège de l’Assemblée Nationale du Cameroun. L’un des rapport présenté aux députés ce jour fait état de l’insuffisance des fonds alloués aux écoles primaires publiques pour leur fonctionnement : 14 écoles de 6289 élèves ont reçu un montant total de 2.897.300 FCFA en2011-2012, pour leur fonctionnement. Ce qui revient à approximativement 460 FCFA par élève pour une année scolaire.

Tel est le constat qui ressort de l’étude sur  l’Impact de la gestion des dotations financières et matérielles de l’État sur la politique éducative de gratuité et d’obligation scolaire. Lorsque la politique de gratuité fut instaurée en 2000, le montant à allouer par élève s'élevait à 3050fcfa, ainsi que le précise la circulaire N° 21/B1/1464/MINEDUC/SG/DRFP du 24 juillet 2000 portant organisation des modalités pratiques d’approvisionnement des écoles primaires publiques en matériels didactiques et pédagogiques. On observe donc un écart de 2590 francs CFA par élève entre ce qui est prévu par la réglementation et ce qui est réellement perçu par les directeurs d’école. L’étude a été réalisée sur un échantillon de 14 écoles choisies de manière aléatoire et réparties dans les départements de la Sanaga Maritime (Littoral), du Lom et Djerem (Est) et du Mfoundi (Centre). Ce qui représente une population scolaire totale objet de l’étude: 6289 élèves; 145 enseignants et 89 salles de classes. Les données ont été collectées au moyen d’entretiens et interviews approfondies sous forme de questionnaires auprès des autorités scolaires locales et communales.

L’enquête a également permis de constater :

  • Un déficit de transparence dans la répartition des postes de dépense (assurance, bibliothèque, activités pratiques, carnets etc.)
  • L’opacité dans le calcul de la prime de rendement aux enseignants, qui constitue pourtant une mesure importante d’encouragement et d’incitation
  • L’absence de contrôle de l’utilisation des sommes allouées en début d’année
  • Les difficultés d’accès à l’information
  • La non effectivité de l’assurance scolaire

Concernant l’approvisionnement en matériel didactique et pédagogique dont la gestion a été décentralisée depuis 2010, l’étude révèle que le problème de gestion tend à s’accentuer. Elle a permis de noter :

  • Des écarts considérables entre les quantités requises et celles fournies. A titre d’illustration, deux des communes de l’étude Edéa I et Edéa II ont reçu respectivement un montant de carton de 2.800.000 FCFA, pour 29 écoles, soit approximativement 96000 Fcfa par école; et 505.000 FCFA pour 13 écoles, soit environ 38.000 FCFA par école
  • L’absence de cadre de collaboration local entre intervenants pour déterminer les besoins (Ecoles-Communes-Services déconcentrés Minedub)
  • La quasi inexistence du transfert de fonds couvrant le volet Entretien et maintenance des infrastructures.

Dans l’impossibilité de fonctionner avec si peu de ressources, les écoles font donc systématiquement recours aux parents d’élèves pour l’achat du matériel, la confection des tables bancs,  les photocopies et cours de soutien, la réception des responsables en tournée etc. Les associations de parents d’élèves sont ainsi devenues des organes de substitution dont le fonctionnement et les pratiques manquent de traçabilité, même auprès des parents cotisants. Cela donne lieu à des représailles à l’encontre des élèves « insolvables » qui sont renvoyés de l’école.

L’inspecteur Général du Ministère de l’Education de base représentant la ministre lors de l’atelier, a rappelé que des directeurs d’écoles sont sanctionnés, chaque fois qu’il leur est rapporté des faits de violation du droit des élèves à l’accès gratuit à l’école. Des équipes d’officiels du ministère, appuyés par la Commission Nationale Anti-corruption sillonnent d’ailleurs les écoles pendant les périodes de rentrées scolaires pour s’assurer que les élèves accèdent effectivement gratuitement à l’école. Nous sommes cependant en droit de nous poser la question : et après ces passages ? Si ces initiatives sont louables, elles apparaissent, au regard de l’étude de TI-C, comme un coup d’épée dans l’eau. Il importe de véritablement repenser la politique de financement de l’école publique au Cameroun, pour en garantir effectivement la gratuité de l’accès.

Cet atelier d’échange a également été l’occasion pour TI-C d’informer les membres de la Commission de l’éducation, de la Formation professionnelle et de la jeunesse sur les projets et activités de TI-C dans le domaine de l’éducation, et de jeter les bases d’un partenariat stratégique dans l’optique d’améliorer la qualité de la gouvernance dans le secteur de l’éducation en général, et celui de l’éducation de base en particulier.

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