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travaux de construction du port minralier de kribi10 octobre 2012, dans les locaux du Service de Coopération et d’Action Culturelle(SCAC) de l’Ambassade de France au Cameroun, Mme Caroline Yankep de Dynamique Mondiale des jeunes, membre de la Coalition camerounaise Publiez Ce Que Vous Payez(PCQVP), assiste, en compagnie de monsieur Cyrille Tipane, Secrétaire technique de la Coalition, à une cérémonie de signature d’une convention de financement entre le SCAC et la Coalition Camerounaise PCQVP. Au cours d’une cérémonie qui se veut sobre et brève, un accord est paraphé pour la mise en œuvre par la Coalition, d’un Projet d'amélioration de la Communicationautour de l'ITIE, en collaboration avec l’Union des Journalistes du Cameroun.

Adossé sur le troisième objectif du plan d’action du Comité ITIECameroun (CITIEC) qui se propose d’ « Assurer la mise en œuvre systématique de la stratégie de communication en vue de satisfaire les exigences de l’indicateur n° 18 des « Règles del’ITIE Comprenant le Guide de validation », le Projet d'amélioration de la Communication autour de l'ITIE est une contribution des acteurs de la société civile dans la perspective de la préparation à la validation d’août 2013. Il est donc l’expression d’une quête collective de l’efficacité et d’installer l’industrie extractive au cœur despréoccupations des citoyens de façon générale pour susciter à terme un intérêt voire un débat autour des questions relatives à l’exploitation industrielle du sous-sol. Il s’agit de pallier à la carence de précisions quant aux cibles et aux messages prévus dans le pland’actions du CITIEC.

Le projet s’étend sur deux Régions du pays : dans le Nord Cameroun (localité de FIGUIL) et au Sud Cameroun (à KRIBI). Si à FIGUIL l’exploitation du calcaire et du marbre est déjà effective depuis de nombreuses années, aucune redevance minière n’est reversée au bénéfice de la communauté locale. La zone de Kribi quant à elle présente l’avantage d’abriter des activités d’exploitation (exploitation pétrolière off-shore) et d’exploration (5 permis miniers dans la phase d’exploration). La mise en œuvre des activités dans ces deux zones qui connaissent donc des réalités différentes, permettra de formuler des propositions, dans l’optique de la généralisation du projet à d’autres sites sur toute l’étendue du territoire national.

La démarche adoptée par la Coalition et l’UJC se veut essentiellement participative et inclusive. Il est question tout au long de projet, de renforcer l’implication des populations riveraines des sites d’exploitation à la conception des messages et à la définition des stratégies de communications autour de l’ITIE. Ceci passe donc par une enquête par sondage dans les deux (2) zones de concentration d’activités extractives en vue de déterminer la perception, la connaissance et les attentes des populations ainsi que leurs besoins en information par rapport à l’ITIE. L’enquête a été menée à Kribi (Lolabé, Campo et Fifinda) du 15 au 19 novembre 2012, et à Figuil(Bidzar, Biou et Figuil) du 30 novembre au 03 décembre. Ont été enquêtées les populations riveraines, les autorités traditionnelles, administratives, réligieuses, ainsi que les hommes de médias locaux. L’analyse des données collectées permettra de concevoir des messages et définir des canaux de communication adaptés pour une bonne communication autour de l’ITIE.

Le projet développera sur 000 mois, diverses actions de communication, dans l’optique de créer un débat autour de la question des industries extractives au Cameroun. Il veut davantage répondre à la nécessité d’éclairer les décideurs et les citoyens en général à prendre des décisions raisonnées et à exiger des comptes dans la gestion des ressources extractives.

Principal partenaire financier de la Coalition Camerounaise PCQVP dans le cadre de ce projet, le SCAC est chargé de la conception, de la mise en œuvre et de l’animation des actions de coopération de la France dans les domaines de la culture et du développement. La coalition poursuit sa recherche de financement, dans l’optique d’étendre ce projets à d’autres sites extractifs, en vue d’avoir une couverture plus étendue et d’avantage représentative.